C’est un conseil national qui pour la première fois,  Covid oblige, se déroule en visio-conférence. Plutôt que d’être seuls devant notre ordinateur nous avons choisi Pierre Guérin, Xavier Francisco et moi-même de passer ensemble ce moment.

Un conseil national qui a lieu dans une période de crise sanitaire qui  va entraîner une crise économique et sociale dont on ne mesure pas encore vraiment la gravité.
Pour décrire la crise économique et sociale François Bayrou prend l’image du château de cartes, un château de carte qui reposait sur les échanges internationaux et la circulation des personnes, qui est monté très haut et s’est effondré. Qui est capable de reconstruire rapidement  un château de cartes ?  Dans cette période de crise c’est le chacun pour soi qui l’emporte. Cette crise va révéler les faiblesses antérieures. L’emploi privé va être très perturbé avec des conséquences dans chaque famille notamment pour les jeunes.
Nous revenons sur la crise démocratique dont l’abstention très élevée aux élections municipales est un symptôme inquiétant. Nos concitoyens sont-ils encore attachés à la démocratie ? Ne se sentent-ils pas extérieurs au centre du pouvoir ? Les citoyens  semblent ne plus comprendre et s’éloignent.
Une crise démocratique à laquelle s’ajoute une crise de confiance et qui débouche sur une crise politique.
Il nous faut reconstruire, corriger les faiblesses d’avant en même temps qu’on va ouvrir un autre chemin. Il faut retrouver une sorte d’idéal parce que les gens ont besoin de raison de vivre.

L’écologie a été aussi au centre des échanges. Comme l’a souligné Yann Wehrling, ce serait une erreur de spéculer sur l’échec des maires écologistes. Eric Piolle à Grenoble a été réélu et il a réussi. Il ne faut pas s’opposer à la convention citoyenne mais  en prenant garde au risque de constitution d’un clivage entre les aspirations des urbains et des ruraux.

Pour autant la convention citoyenne ne peut pas être concurrente de la démocratie représentative dont la remise en cause conduirait à la fin de la démocratie. L’écologie doit être construite comme un humanisme.

Enfin nous réaffirmons l’indépendance de notre mouvement, sa liberté qui ne se marchande pas.
L’essentiel est la liberté de dire non. L’indépendance comme le souligne Marc Fesneau est une nécessité et une exigence.