Il a surtout été question au cours de ce conseil de la situation politique intérieure et extérieure de la France.
François Bayrou revient sur les évolutions de notre système politique avec l’élection présidentielle de 2017 qui met fin à la domination des deux partis principaux. Deux partis composent aujourd’hui la majorité dont un qui est très récent et n’a ni passé, ni tradition, ni implantation sur les territoires contrairement au Modem.
La France est de retour sur la scène internationale. La France a choisi d’affronter le monde, s’engage dans des réformes qu’elle est bien décidée à conduire jusqu’au bout en dépit des protestations.
Une interrogation cependant car il semble manquer d’un projet de société autour duquel tout cela s’articule à savoir un pays reconnu comme une force d’entraînement, un avenir pour ceux qui ne sont pas nés du bon côté. Illustrations avec l’école et le travail. L’école est à reconstruire, il  faut donner l’envie et les moyens de s’en sortir. Lorsque l’on rentre sur le marché du travail comment ne pas y perdre? Donner les moyens de s’en sortir est une vraie perspective sociale. Or ce projet n’a pas été explicité. Chaque geste devrait être lu à la lumière du projet : banque de la démocratie, glyphosate…
Un regard critique est porté sur le travail du parlement dont l’organisation du travail est absurde, absence de calendrier, séance de nuit… Regard critique aussi sur l’évolution de nos institutions : Comment accepter la réduction des droits du parlement ? Comment accepter la réduction des mandats pas avant 2032 ? Comment défendre cela auprès de l’opinion publique. Il est important que nous soyons ce que nous sommes pour défendre cet idéal de projet de société. Nous défendons la promesse qui a été faite aux français. Il y a une force incroyable de la technocratie au pouvoir et ce n’est pas cela qui a été promis aux français.

Parmi les questions qui sont formulées au cours de la matinée :
-quid de la baisse de la dépense publique ?
-A quel moment le virage social et environnement du Gouvernement ? Sentiment d’avoir été trompé.
-La scolarité obligatoire des enfants de 3 ans qui va obliger les communes à verser le coût de la scolarité des enfants en école privée sous contrat et qui va représenter des sommes très élevées.
-Comment les propositions qui sont faites rentrent dans nos principes fondamentaux ?
Dépenses publiques : Nous devons avoir l’ambition de diminuer les dépenses publiques mais en même temps nous devons assumer vouloir des services publics forts. Les dépenses publiques ne baisseront qu’à la condition que l’Etat se restructure.
Glyphosate : Les conditions du vote ont été déplorables. Un objectif sur l’interdiction du glyphosate aurait dû être inscrit, des moyens donnés pour gérer les transitions. La question écologique est maintenant dans les consciences. Les citoyens n’admettent plus qu’on mette sur un plan d’égalité les enjeux économiques et environnementaux de santé. Il aurait fallu fixer une date qui aurait servi aux agriculteurs, un cap, un horizon avec un point d’arrivée.
Europe : il y a le « feu au lac » avec des risques qui n’avaient jamais été envisagés comme ce qui est entrain de se passer en Italie. Peur du déclassement, de la mondialisation. La méthode Macron en Europe ne marche pas. Face aux problèmes auxquels l’Europe est confronté  avec l’attitude des USA c’est le moment de décider si l’Europe existe ou non. Emmanuel Macron doit trouver des alliés d’autant plus que l’Europe se délite. L’axe franco-allemand est indispensable.
Santé : Aucun sujet n’a été débattu devant l’opinion publique. François Bayrou s’est battu en son temps contre le numérus clausus. C’est un scandale d’Etat organisé par des gens qui n’avaient aucune légitimité pour le faire.
Loi ELAN : le gouvernement est incapable d’entendre la moindre contradiction.
Rôle du parlement : Il faut défendre des principes et des objectifs d’abord.
Le problème du parlement c’est le gouvernement qui dirige les travaux du parlement.