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Plus de 200 conseillères et conseillers nationaux réélus ou nouvellement élus étaient présents à Paris le 7 février.
Au programme : l’Europe, la situation nationale et les scrutins à venir notamment celui des régionales.
l’Europe : Nous regrettons l’absence de réponse européenne institutionnelle face à la situation de l’Ukraine. La réponse de François  Hollande/Angela Merkel n’est pas une réponse européenne.
L’austérité appliquée à la Grèce était impossible et invivable. Le vote qui s’est exprimé est un vote contre la classe politique. Quoiqu’il en soit les promesses de campagne électorale ne pourront pas être tenues.
Il faut que l’Europe revienne à l’essentiel à savoir la sécurité, l’emploi et l’économie. Il faut renforcer Schengen, avoir une politique de l’immigration européenne, mettre en place une politique de défense européenne, une convergence fiscale.

La situation nationale : François Hollande et Manuel Valls ont été à la hauteur des missions qui sont les leurs à l’occasion des évènements du 11 janvier. Pour autant rien n’est réglé sur l’école, l’éducation, la fiscalité… En matière économique le taux de croissance moyenne annoncé  de la zone euro est supérieur  à celui de la France. Le dialogue social vient de connaître des ratés extrêmement lourds. Ne pas faire de réformes structurelles est un poison mortel car on maintient ainsi les avantages de ceux qui sont dans le système au détriment de ceux qui n’y sont pas.
La situation politique
Notre ennemi c’est la soumission et la marginalité. Comment être différents sans être marginaux ?
L’avenir du centre c’est son unité. La force du Modem c’est d’être unis, cohérents, homogènes.
Sur l’UMP : le style et la pensée ne sont pas renouvelés. A propos des conférences de Nicolas Sarkozy: comment être rémunéré à de tels niveaux et  pouvoir comprendre les gens. Quel est le degré de liberté à l’égard des forces financières et politiques qui financent de telles prestations ?
L’UDI est dans une proximité à l’égard de l’UMP.
Les écologistes connaissent des dissensions internes : être au gouvernement ou ne pas y être, être proche ou non  de l’extrême gauche.
Le FN est extrêmement fort sans proposition politique crédible mais il traduit une exaspération.
Il faut porter une révolution démocratique car si on ne fait rien le FN rentrera au scrutin majoritaire.
L’offre politique actuelle se résume à sortir les mêmes opposés aux mêmes pour proposer la même chose (UMP/PS). Il faut que les partis inventent de nouvelles manières d’être.
Il nous faut développer des attitudes nouvelles, un corpus d’idées et de solutions. Nous devons être attrayants et efficaces dans la préparation des scrutins électoraux.
Nous ne devons pas perdre notre capacité à incarner une rupture avec le système actuel. Après examen des candidats qui émergent dans un certain nombre de régions, nous avons désigné nos premiers  chefs de file pour les élections régionales notamment celle de Yann Werhling en Ile-de-France : La situation de Rhône-Alpes a été évoquée.  Le Modem était favorable à la candidature de Michel Barnier et non à celle de Laurent Vauquiez.
Nous devons préparer pour l’avenir les conditions d’un rassemblement et d’un renouvellement pour le pays.